Linguistic Duality Day

Remarks

Jérémie Séror, Director and Associate Dean

Official Languages and Bilingualism Institute

Linguistic Duality Day

September 12, 2019

Bonjour, je suis honoré d’être ici présent et de pouvoir participer en si bonne compagnie à cette table ronde et cette célébration de la Journée de la dualité linguistique.

When I reflect on my professional and personal experiences in promoting a culture of bilingualism, it seems useful to me to return to the core objectives that this work sets to achieve.

Nous reconnaissons tous intuitivement la valeur du bilinguisme et du plurilinguisme. Au Canada, comme ailleurs, la capacité de vivre avec plus d’une langue est à la base d’un capital linguistique et culturel et d’une société plus forte, car elle choisit de valoriser la diversité et la protection des minorités. Ces valeurs sont importantes, mais il ne faut pas non plus oublier les avantages personnels de ses valeurs.

Faisons une expérience. Si vous prenez la pilule rouge, vous vous réveillerez parlant couramment toutes les langues parlées au Canada. Si vous prenez la pilule bleue, vous vous réveillerez dans un monde où tout le monde au Canada ne parle qu'une seule langue.

Si vous avez choisi la pilule rouge, c'est que vous pressentez bien qu’au-delà des déclarations politiques, quel que soit le statut d'une langue, maîtriser plus d'une langue est un avantage – offrant un accès accru au pouvoir associé à « la capacité de comprendre et se faire comprendre.

The pill that makes it possible to become bilingual does not yet exist, but its popularity proves that the real challenge is not an interest in bilingualism. The real challenge is in the institutional design of the support networks for bilingual development and the emotional costs associated with the act of learning and living with several languages.

We know that learning a language is about working hard, training, sacrificing time, money, cognitive resources, and even transforming oneself physically as one pronounces new sounds. It means going out of your comfort zone and taking risks: the risk of exposing yourself to the other in a position of weakness and being rejected because you have not pronounced something well enough, or you have chosen the wrong word or expression.

We also know what language learning is not. It is not about achieving perfect bilingualism: the two monolingual brains in a single head, an unrealistic ideal which unfortunately still remains a core source of linguistic insecurity and prevents too many language users from speaking in public or calling themselves bilingual.

Language learning is also never decontextualized from the social contexts in which it is embedded. No one learns or speaks a language to be able to say: I know how to conjugate my past perfect progressive. We truly speak and use languages when we want to interact and do things with others.

Une culture du bilinguisme s’instaure donc lorsqu’on reconnaît qu’une langue vit ou meurt par les actions du groupe et de ses interactions. C’est la réaction de l’autre, son rejet, son silence, sa correction d’une faute sans faire attention au message qui impose, décourage, et nuit au bilinguisme.

Au contraire c’est le soutien, l’encouragement, l’écoute bienveillante, l’offre active, l’effort de communiquer dans la langue de l’autre, qui vont encourager la vitalité et la force d’une langue.

Une culture du bilinguisme s’instaure dans une communauté bienveillante qui donne un sens aux deux langues cibles en créant des occasions pour tous, pas juste les locuteurs natifs ou les apprenants dévoués de participer à des activités engageantes, ensemble, avec des objectifs communs.

Une culture bilingue est donc une culture de valeurs et d’activités partagées. C’est encourager pour tous une vision de l’avantage du bilinguisme, des activités engageantes pour apprendre et utiliser les langues, et un droit de parole et de confort linguistique. C’est une culture qui minimise l’insécurité linguistique, la chasse à l’erreur, le mythe du bilingue parfait, et une réduction de la dualité à un bilinguisme parallèle séparé et individuel.

None of this is easy... but the reward of successful linguistic duality must be kept in mind. As the National Defence well knows, we are stronger when we bring together groups with different strengths, equipped with the right resources and effectives and with a shared mission everyone believes in. We are also stronger and more efficient when we are open to the idea of having more than one way to do and say things and the notion that contact with cultures and languages does not need to be a zero-sum game.

 

Merci / Thank you

Back to top